Punctum temporis, 2026
Installation sonore
3 écrans LED 55″
Dimensions : 395 x 62 cm

Cette installation propose une série de trente événements visuels singuliers conçus à partir de cartes postales, détournées et réinterprétées. En s’appuyant sur le principe des « fake news », l’installation met en scène des situations volontairement improbables, à la frontière du réel et du fictif : des images ancrées dans des lieux existants, mais transformées au point de brouiller toute certitude quant à leur authenticité. Les documents d’archives ouvrent une forme de faille spatio-temporelle et donnent naissance à un espace étrange, presque fantastique, où les repères vacillent.

En interrogeant la construction des images et leur pouvoir de persuasion, l’installation invite le visiteur à questionner la véracité de ce qu’il voit, à l’heure où les technologies, notamment l’intelligence artificielle, facilitent la production d’images trompeuses. Avec humour et des clins d’œil au cinéma burlesque, elle propose une expérience où l’esprit critique est sans cesse mis à l’épreuve.

« Une série de cartes postales et de photographies sert ici de prétexte à des voyages dans les espaces latents des intelligences artificielles. Si, pour Roland Barthes, le punctum est ce qui « nous pointe », autrement dit ce qui nous touche et nous atteint dans l’image, le punctum temporis déplacerait ce « point » vers le temps. Dans le mouvement donné aux images, dans la réanimation de ces mémoires mortes, quelque chose me capte et me fascine : un instant de bascule où l’image cesse d’être simplement regardée et devient événement, comme si elle tentait de se souvenir. Le spectateur est alors placé face à une temporalité instable, faite de retours, d’écarts et de reprises, où la machine fabrique autant qu’elle exhume.  »

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