Publié le 18 mai 2026

Un projet municipal au service des habitants

L’histoire du lieu débute lors du Conseil municipal du 1er février 1958, qui porte pour la première fois le projet de construction d’un foyer social à Arlac. Le 2 juillet 1960, une nouvelle délibération prévoit la réalisation d’un ensemble comprenant notamment une salle des fêtes, un centre médico-social, des douches municipales et une recette auxiliaire des P.T.T. (postes, télégraphes et téléphones), financé par un recours à un emprunt et des subventions pour son financement.

Le projet est ainsi adopté le 27 juin 1963 et comprend la construction d’une salle des fêtes, d’un logement de concierge et d’une annexe de mairie, pour un montant estimé à 867 836,48 francs. Le permis de construire est déposé le 7 novembre 1963 par l’architecte Pierre Thévenon, installé aux Charmettes à Mérignac, pour un lancement des travaux en juin 1964.

La salle est ainsi inaugurée par le préfet d’Aquitaine Gabriel Delaunay, le 23 avril 1966. Il comprend alors une salle des fêtes de 800 places, accompagnée de plusieurs salles et bureaux.

Construction de la salle des fêtes d'Arlac.
Photographie, tirage noir et blanc, 1965.
Archives communales de Mérignac, 15 Fi 335.

Un lieu de rassemblement et de convivialité

Durant les décennies suivantes, la salle des fêtes d’Arlac devient alors un lieu de référence pour les Mérignacais. Elle accueille des événements variés, mêlant programmation culturelle et activités associatives et politiques. Cette polyvalence en fait un lieu particulièrement vivant, au service de tous.

En 1989, la façade du bâtiment est reprise par l’architecte d’Arlac M. Barandiaran, marquant une première étape de transformation du site.

Krakatoa.
Studio Labat, tirage photographique, couleur, 2000.
Archives communales de Mérignac, 1289 W 269.

L’essor des musiques amplifiées

À la fin des années 1980, la salle s’inscrit dans une nouvelle dynamique. L’association Trans’Rock, créée le 5 janvier 1989 et animée par Didier Estèbe, également manager du groupe bordelais Noir Désir, propose de développer un lieu dédié aux musiques amplifiées. Cette initiative s’appuie sur le constat d’un fort dynamisme autour du rock dans l’agglomération bordelaise, en cohérence avec la volonté du ministre de la Culture Jack Lang de favoriser l’émergence de nouveaux espaces culturels.

La salle des fêtes d’Arlac apparaît alors comme particulièrement adaptée : bien située, desservie par les transports en commun, relativement isolée du voisinage et capable d’accueillir jusqu’à 1 000 personnes.

Le 13 novembre 1989, une convention est ainsi signée entre la Ville et l’association Trans’Rock. Cette même année, l’ouverture du Pin Galant en janvier, doté d’une capacité d’accueil de 1 400 places, définit les usages : la salle des fêtes d’Arlac se distingue alors par sa double fonction en accueillant aussi bien les événements de proximité que les concerts de musique actuelle.

Salle des fêtes d'Arlac, Krakatoa.
Diapositive, couleur, s.d.
Archives communales de Mérignac, 19 Fi 21.

La naissance du Krakatoa

En 1990, la salle prend officiellement le nom de Krakatoa, en référence à l’île volcanique située dans le détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java, connue pour son éruption spectaculaire en 1883.

La même année, d’importants travaux d’aménagement sont engagés afin de transformer la salle des fêtes en véritable salle de spectacle.

Salle des fêtes d'Arlac, Krakatoa.
Diapositive, couleur, 1997.
Archives communales de Mérignac, 19 Fi 169.

Adaptations et modernisation

Au fil des années, plusieurs interventions sont réalisées pour améliorer les conditions d’accueil du public et répondre aux exigences de sécurité. En 1996 et 1997, divers travaux sont menés à la demande de la Commission de sécurité afin d’améliorer la sécurité en cas d’incendie.

En 2004, de nouveaux aménagements concernent le bâtiment abritant les activités du Krakatoa, incluant aussi l’agence postale et la mairie annexe. L’année suivante, le 29 juillet 2005, des travaux d’amélioration énergétique et de ventilation sont également lancés.

Salle des fêtes d'Arlac, remise des prix de l'école municipale à Arlac.
Négatif, noir et blanc, 20 novembre 1977.
Archives communales de Mérignac, 18 Fi 25.

Une nouvelle transformation

Aujourd’hui, le Krakatoa demeure un lieu artistique majeur du territoire. Fermé en décembre 2024 pour un chantier de réhabilitation mené par la Compagnie architecture et Dune Constructions, il se prépare désormais à sa réouverture.

Il continue néanmoins d’exister à travers le projet artistique d’Olivier Crouzel  Le Krakatoa, avant, bientôt, qui permet de faire perdurer l’activité du lieu.

Salle des fêtes d'Arlac, Krakatoa.
Diapositive, couleur, s.d.
Archives communales de Mérignac, 19 Fi 21.

Sources disponibles aux Archives communales de Mérignac :

Registre des délibérations du Conseil municipal, 2D.

Mérignac Ville Verte, Mérignac, n°98, 2000, 1 C 203.

Le Can’Arlacais, Association Arts et Loisirs d’Arlac, n°25, 2001, n°26, 2002, 1 C 371.