Publié le 14 octobre 2026

Origines antiques

Mérignac prend ses origines au Ier siècle après J.C. au début de la période gallo-romaine. La cité était alors un domaine du nom de Matriniacum qui deviendra au Moyen-Âge Mairinac. L’orthographe de son toponyme n’est pas figée et évolue jusqu’au XVIIIe siècle où Mérignac prend son nom définitif.

Après la conquête de l’Aquitaine en 56 avant J.C., les Romains ouvrent un réseau de routes très important autour de Burdigala, site de l’actuelle ville de Bordeaux. Peu à peu, la population se fixe le long de ces routes et de vastes domaines de riches propriétaires apparaissent. On retrouve trace de cette présence, dans le secteur de la Vieille-Église Saint-Vincent.

Vieille-Église.
Carte postale, [1907].
Archives communales de Mérignac, 14 Fi 41.

Pendant la guerre de Cent ans, la région vit au rythme des conflits entre la France et l’Angleterre et devient définitivement française au XVe siècle.

À l’époque féodale, la population présente sur l’actuel territoire de Mérignac dépend de la seigneurie de Veyrines, un manoir entouré de terres. En 1400, la châtellenie de Veyrines devient une baronnie et en 1526, la Jurade de Bordeaux fait son acquisition.

Dès le XVIe siècle, des notables bordelais achètent des terres et les transforment en vignoble.

Au début du XVIIIe siècle, la baronnie de Veyrines compte 500 foyers, dont 371 à Mérignac.

En 1770, on trouve 433 foyers à Mérignac. D’autres maisons nobles, comme celles du Parc, de Chènevert ou des Eyquems structurent le territoire.

Tour de Veyrines. Carte postale, 1909. Archives communales de Mérignac, 13 Fi 90.
Tour de Veyrines.
Carte postale, 1909.
Archives communales de Mérignac, 13 Fi 90.

Avec la Révolution française, l’ancienne paroisse Saint-Vincent devient la commune de Mérignac en 1790.

Mérignac connaît alors un accroissement démographique grâce à l’agriculture, la viticulture et l’industrialisation. Ses activités principales sont la tonnellerie et le blanchissage.

L’apparition de véritables recensements permet de mesurer la progression de la population à partir du XIXe siècle. L’accroissement se fait régulièrement jusqu’au début du XXe siècle, mais Mérignac reste une commune rurale.

1910 marque le départ de l’histoire aéronautique de Mérignac avec l’organisation de la Grande semaine d’aviation de Bordeaux-Mérignac à Beaudésert. En 1912, Marcel Issartier fonde un aérodrome et en 1937, le port aérien est inauguré. Un nouvel aéroport sera construit en 1960 et agrandi en 1977 et 1996.

L’accroissement de la population

Avec l’essor des activités aéronautiques et industrielles, les villages ruraux qui structuraient encore la ville au début du XXe siècle se sont transformés en quartiers résidentiels. Après une période sombre, deux guerres et le phylloxéra qui atteint les vignes, la croissance démographique est importante après-guerre. La population mérignacaise passe de 7 000 habitants en 1901, à 19 000 en 1939, à 47 700 en 1968.

La commune est ainsi devenue une ville résidentielle et urbaine.

Aujourd’hui, Mérignac est la deuxième ville de Gironde et la troisième d’Aquitaine, et compte près de 78 000 habitants en 2025.

Vue aérienne des résidences Ardilos, Yser et Parc-Ouest.
Carte postale, [1960].
Collection Archives communales de Mérignac, 14 Fi 330.

Évolution statistique de la population de Mérignac

Depuis 1962, les données de l’INSEE pour une commune comportent :

  • la population municipale: les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune ;
  • la population comptée à part: certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune ;
  • la population totale (légale) : elle est égale à la somme de la population municipale et de la population comptée à part de la commune.
Vue aérienne de la résidence des Tourelles.
Carte postales, [1976].
Archives communales de Mérignac, 14 Fi 347.
Année de recensement Population légale Population municipale
1755 1 675
An 2 (1794) 2 406
1820 2 764
1831 3 097
1844 3 276
1851 3 571
1861 4 110
1866 4 469
1872 4 748
1876 4 967
1881 5 162
1886 5 735
1891 6 159
1896 6 713
1901 7 052
1906 7 421
1911 7 594
1921 9 515
1926 11 939
1931 15 363
1936 17 034
1946 21 417
1954 – R.G. 23 050
1959 – R.C. 27 646
1962 – R.G. 33 910 32 069
1964 – R.C. 39 087 37 246
1966 – R.C. 44 607 42 601
1968 – R.G. 47 777 45 604
1971 – R.C. 54 249 52 039
1974 – R.C. 57 373 55 075
1975 – R.G. 52 234 50 303
1976 – R.C. 53 171 51 240
1982 – R.G. 52 785 51 102
1990 – R.G. 58 684 57 181
1999 – R.G. 63 300 61 847
2006 66 388 65 469
2007 66 916 66 002
2008 66 956 66 095
2009 67 410 66 488
2010 67 136 66 142
2011 66 905 65 882
2022 77 136
2025 77 993
R.G. :   recensement général.
R.C. :   recensement complémentaire qui consiste à déterminer selon certaines règles un accroissement de population qui sera, le cas échéant, ajouté aux chiffres officiels.

Bibliographie

SEILHAN (Danielle), Évolution démographique de la commune de Mérignac du milieu du XVIème au début du XXème siècle, TER, Université de Bordeaux III, 1985, 3 tomes. Cote : 4 C 144.

GILLIARD (Ginette et Pierre), Origine et essor des quartiers de Mérignac, Mérignac, P.-F. et G. éditeurs, 2009. Cote : 4 C 722.

Consultables en salle de lecture.

Spectacle de l'école Jules-Ferry.
Photographie, noir et blanc, Studio Boisnier.
Archives communales de Mérignac, 9 Fi 290.

Découvrez les habitants mérignacais du point de vue du collectif SLIDERS_lab au sein de l’exposition 1, 2, 3 Soleil !